Mercredi 5 septembre 2007
Dans une triste ritournelle
Elle danse, elle danse.
La pauvre demoiselle,
Eplorée, pense
Qu’elle ne mérite pas
Ces larmes de joie
Frappées par le cœur
Mais sans émoi d’un homme sans peur
Si beau, si brave,
Rencontré dans l’épave
D’une vie atroce
Faite d’une épaisse écorce.
Sans mot dire elle fuit
A travers le temps des bruits,
Et danse, silence.
La mer remonte en transe ;
Elle rit, et pense
A ce qu’elle perd, son enfance,
Trésor doré, dès lors, fané.
Une perte chère qu’elle veut retrouver,
Que l’infâme, le diable, lui a volé,
Lui, la braise, le feu redouté.
Errance, absence, enfin silence.
La tombée du jour brise la danse
Et entre en scène l’homme riant,
Le diable en blanc, le faux-semblant ;
Se fige, se glace, la pauvre enfant.
De nouveau hurlent les yeux blancs
D’une femme brisée et liée,
Qui un refuge ne trouvera jamais.
La mer, écho, la mère des maux,
Murmure une mélodie à mi mot.
Elle court, rejoint la berge
Et le souvenir émerge.
Si loin de tout, si près du bout,
Elle chante amour, elle chante et joue.
La vague, criante, tranchante,
De ses bras enlace l’éminente ;
La vie s’échappe et l’âme s’efface,