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Jeudi 23 août 2007
Un texte à trous à compléter pour former un poème en alexandrins ! 

Elle ... lui
... le ... âge.
Le vent ... orage
Un an ... qui luit.

Lui ... elle
... se ... pourtant ;
Car ... le temps
... ... ses ailes. 


Voici mon poème ! 

Le secret de son enfance

 

Elle aurait tant voulu qu'il le sache lui

Ces tendres secrets gardés pendant le bel âge.

Le vent hélas les a portés lors de l'orage

Un an et le mystère toujours qui luit.

 

Lui aurait tellement voulu savoir d'elle

Les secrets qui se battent en elle ; pourtant;

Car un jour alors poussière sera le temps

Et l'oiseau perdra son doux plumage et ses ailes.

Par Gomel - Publié dans : Jeux
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Mercredi 22 août 2007

            Des milliers d’enfants venants de l’Europe entière marchaient le long de dunes de sable. Ils voulaient récupérer la ville sainte que les adultes étaient incapables de reprendre des mains des impures, Jérusalem. Toutes les vingt minutes, un enfant tombait, fatigué, assoifé, affamé. Cette fois-ci, c’était une petite fille. Elle tenait entre ses mains un ourson noir et avait autour de son cou un pendentif ouvert dans lequel était collée la photo de ses parents.

            La troupe en croisade s’arrêtait peu de temps dans les villes où elle passait, pillant, volant et tuant. Ces enfants du mal partis libérer la sainte ville au nom de Dieu semaient le diable là où ils passaient. Personne ne tentait de les arrêter, ils étaient là pour une juste cause. Ils étaient synonymes de terreur et homonymes de bonheur.

            Le pèlerinage dura plusieurs semaines avant que les croisés se trouvent bloqués par la mer. Ils avaient pensé que, comme pour Moïse, la mer s’ouvrirait en deux pour laisser passer les saints messagers de Dieu. Mais il ne le fut pas. Les enfants attendirent nuit et jour un signe de leur Seigneur mais il ne se passait rien.

            Puis un jour des marins proposèrent aux enfants de leur faire traverser la mer sur leur bateau. Les croisés virent cela comme un signe de la Providence et acceptèrent l’offre le cœur plein d’espoir. Mais le bateau avait un tout autre cap. Un drapeau noir avait été hissé. Les enfants furent enfermés au fond du navire et vendus aux quatre coins du monde.

            La croisade de ces petits se transforma en un trafic meurtrier, brisant des enfants à la fleur de l’âge.

 

Moralité : Enfant crédule et naïf tu ne peux surpasser ton aîné si tu ne connais pas déjà le monde. 



P.S : Je n'ai rien contre la religion et ceci n'en est pas une critique. Désolée si je heurte quelqu'un à cause de ce texte.

Par Gomel - Publié dans : Récits courts
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Mercredi 22 août 2007
[ En vérité ce n'est pas la fin du roman, mais je m'arrêterai là, entre autres parce que je n'ai pas écrit la suite, donc lorsque j'aurai terminé et publié Rory je vous préviendrai, et si vous désirez connaître la suite, il vous suffira d'aller l'acheter^^ ]



            Toutes les lumières de la maison étaient éteintes. Rory entra, accompagnée de sa protégée. Comme tous les soirs, l’étudiant ne dormait pas.

            « Serens, je te présente Anah. Dorénavant, elle vivra sous ce toit.

            - Quoi ? Non mais tu crois pas qu’il faudrait peut-être me demander si ça ne me dérange pas ! C’est ma maison quand même ! C’est moi qui paie le loyer, je travaille moi ! Tu me protèges d’accord mais c’est moi le maître des lieux !

            - Tu feras avec. »

            Serens resta bouche bée. Il regardait son ange gardien sans savoir comment il devait réagir. Lui tenir tête ou battre en retraite ? Finalement il se plia à la décision de Rory.

            « Anah, je m’appelle Serens. Là c’est ma chambre, au fond du couloir il y a les toilettes et juste à côté la salle de bain. En bas des escaliers c’est la salle à manger et la cuisine. Il y a un canapé, tu pourras y dormir.

            - Non, non Serens… Toi tu dors sur le canapé et elle dans le lit. Et ne cherche pas à discuter, c’est comme ça c’est tout. »

            Le garçon était abasourdi. Comment osait-elle lui parler comme cela ? Mais il préféra ne rien dire ; il tenait à garder tous ses membres. Anah ne bougeait pas. Elle restait devant la porte, la bouche ouverte, la main suspendue dans le vide. Elle était gênée. C’était de sa faute. Si elle n’avait pas supplié Rory de la prendre, cette scène n’aurait pas eu lieu.

            « Je… Euh… Je suis désolée… C’est de ma faute si… »

            Surpris, Serens se tourna vers la jeune fille. Il tenait ses yeux grands ouverts et observait la nouvelle venue comme s’il venait tout juste de la voir.

            « Euh… Un souci monsieur Serens ?

            - Non. Mais je m’attendais plus à ce que tu sois une sorcière aussi bourrue, têtue et insupportable que Rory. Mais tu es tout le contraire ! Charmante, gentille et généreuse… C’est avec plaisir que je t’accueille ici ! »

            Rory descendit de sa table et s’approcha du garçon, se plaçant entre lui et Anah. Elle le regardait d’un œil mauvais.

            « Bourrue, têtue et insupportable ? Charmante, gentille et généreuse ? Tu ne la connais même pas idiot ! Elle n’est peut-être pas du tout comme tu le penses !

            - Mais regarde-la ! Comment elle se tient, comment elle nous regarde, ses joues roses ! Tout se lit en elle ! 

            - Crétin ! 

            - Attends… Tu ne serais pas la fille du parc d’attraction ? 

            - Si ! C’est moi-même ! D’ailleurs merci de m’avoir sauvée là-bas ! Mais… Au fait, il disait que tu me connaissais… Tu venais souvent me voir, n’est-ce pas ? C’est ta présence que je sentais alors… Et… Tu voyais… »

            Depuis son arrivée la gardienne esquivait sans cesse le regard d’Anah. Mais pour la première fois elle la considéra.

            « Non. Aujourd’hui était la première fois que je voyais ce qu’il se passait. Je ne savais pas… Donc oui. C’est pour cela que je te connaissais auparavant. Je venais souvent te voir chez toi.

            - Mais pourquoi ?

            - Ça ne te regarde pas… »

Voyant qu’un silence s’apprêtait à s’installer, Serens

Par Gomel - Publié dans : Rory
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Mercredi 22 août 2007

Derrière des barreaux dorés

Dans des pièces inondées,

L’enfant dans son carquois

Se rassure des mots d’effroi.

 

Les mains entre elles enlacées,

Les lèvres le long d’un fil embrassées.

Il ne veut plus jamais ouïr,

Il ne veut plus jamais dire.

 

L’enfant sans la mère

Est mendiant d’amour,

L’enfant sans le père

Ne connaît pas le jour.

 

Celui appelé l’orphelin

Bientôt ouvrira ses mains.

Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mercredi 22 août 2007
[ Pour Annie ! Cadeau ! ]

Il était dans le haut d’une tour une princesse

Qui toujours attendait son prince.

Ses yeux azur et ses cheveux dorés

Avaient attiré bon nombre de cavaliers.

 

Elle avait dans son enfance

Eté piquée par une aiguille d’argent ;

Dans une éternelle somnolence

L’avait plongée ce triste châtiment.

 

Tous ses beaux prétendants

Avaient été dévorés par un noir dragon.

 

Puis un jour ensoleillé

Un homme monté sur un blanc étalon

Vint à la tour enchantée

Pour secourir la belle enfant.

 

L’impétueux brava les pièges et le gardien

Et d’un baiser la ramena enfin.

Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Dimanche 19 août 2007

            Shikoku. Petite île du Japon. Sur cette terre vit un nombre impressionnant de personnes, et parmi elles une adolescente, Oizo. Cette dernière était assise contre un arbre, dans le parc de la résidence où elle vivait. Il devait être un peu plus de quinze heures lorsqu’un doux vent se mit à souffler. En une heure cependant la brise devint tempête. Oizo dût s’accrocher à un arbre pour ne pas s’envoler ; ses pieds ne touchaient plus le sol. Elle hurla jusqu’à ce que son père se rende compte de ce qu’il se passait. Il jeta alors une corde à sa fille, qui la manqua. Il leur fallut répéter l’opération une dizaine de fois avant que l’enfant n’arrive à l’attraper. Elle se hissa alors jusque dans son appartement, essoufflée.

            « Y’a du vent dehors, papa. »

            Oizo ne s’inquiéta pourtant pas de l’étrange météo et partit se coucher.

           

            Le lendemain matin, le réveil sonna et sortit de son sommeil l’adolescente. Celle-ci, furieuse, l’asséna d’un coup violent.

            « T’as tout gâché mon rêve, sapajou ! »

            La fenêtre du balcon était ouverte et l’appartement était vide. La fillette s’avança à l’extérieur et scruta l’horizon. Quelque chose manquait.

            « On a dû couper un arbre dans la nuit… »

            Son seul et unique demi-neurone, pris de pitié, lui souffla doucement à l’oreille :

            « Non, non. Personne n’a coupé d’arbres. Mais on ne voit plus l’île d’Honshu. Notre île s’est envolée avec le vent ! »

            Oizo n’en croyait pas ses oreilles. Elle s’apprêtait à rentrer quand elle entendit une voix grave l’appeler. Elle observa le ciel, d’où provenait le bruit, et aperçut son père en haut d’un arbre.

            « Papa ! Tu fais quoi là-haut ?

            - Un tennis !

            - Avec qui ? »

            Il était désespéré. Il aurait voulu demander une corde à sa fille mais avant qu’il n’ait pu lui parler une pie s’envola depuis les feuillages, surprenant l’homme, qui s’écrasa au sol.

            « Ben papa ! Relève-toi on a du boulot ! »

            De nouveau, Vodka, son demi-neurone, intervint pour lui expliquer que son père ne bougerait plus jamais.

            Elle décida alors d’aller regrouper tous les habitants de Shikoku pour tenter de retrouver leur chemin. Elle descendit de son immeuble et se plaça en plein milieu de la route, provoquant quelques accidents de voiture.

            « Ladies’n’gentlemen ! I want to prévenir you ! We have lost notre île voisine! We have to la retrouver ! We have to bouger ! Viva la revolución ! »

            Les gens s’étaient arrêtés pour écouter Oizo. Ils étaient tous stupéfaits par son trilinguisme. Puis, après un moment de réflexion, ils acclamèrent la jeune fille.

            «  Et pour commencer we have to destroy all the bâtiments ! Comme ça, in this way, nous aurons un champ de vision plus élargi, comme les chats ! »

            Ce qui fut dit fut fait. L’enfant devint le capitaine du navire. Elle avait fait installer des rames sur les deux côtés de l’île pour la faire avancer plus rapidement et dans le sens qu’elle souhaitait.

            Ils naviguaient depuis deux jours et n’avaient encore aperçu aucune terre. Un dreadeux, nommé adjudant chef par Oizo, partit voir son capitaine.

            « Capitaine, nous voudrions savoir où l’on nous mène. L’équipage est inquiet et veut savoir où aller. Depuis deux jours nous suivons le cours mais vous ne nous aidez pas à trouver la bonne voie. »

            Oui, le dreadeux était poète. Oui, les habitants de Shikoku étaient perdus. Oizo n’avait indiqué pour le moment aucune direction. Entendant cette complainte elle décida alors d’y mettre du sien.

            « Très bien ! A l’abordage ! Trente degrés à tribord ! Non ! A bâbord ! Non ! Redressez le mât ! Non ! Un cul-de-sac ! Oh ! Quelle perte d’orientation… »

            Elle bougeait dans tous les sens, allait de l’avant à l’arrière du « navire », ne dormait presque jamais, ne mangeait que très peu. Toute la journée et toute la nuit elle buvait du café. Trois jours plus tard ils étaient toujours au milieu de l’océan.

            Un marin affolé courut vers le capitaine, les bras ballottant de part et d’autre de son corps.

            « Capitaine ! Nous ne trouvons plus votre mère !

            - Pas d’affolement, tout est sous contrôle, elle a voulu chercher des abeilles dans le creux de l’arbre parce qu’elles ne sont pas venues dans sa ruche. Jalouse, elle a voulu les choper, elle s’est piquée et elle a gonflé. Rien de plus ! »

            Après une semaine d’insurmontables efforts, de batailles navales et de parties d’échec, ils parvinrent enfin à regagner le Japon.

            « Sus moussaillons ! Poète ! Un sonnet pour notre victoire !

            - Le réveil par trois fois sonna et ce rêve à jamais brisa… »

 

            Oizo ouvrit les yeux et se leva. La fenêtre du balcon était ouverte et l’appartement était vide. La fillette s’avança à l’extérieur et scruta l’horizon. Quelque chose manquait.

            « On a dû couper un arbre dans la nuit… »

 

 

 

 

 

Gwenaëlle HENRY, Les contes de Oizo

Par Gomel - Publié dans : Récits courts
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Dimanche 19 août 2007

            Le jour le plus beau du printemps, une mère mit au monde une petite fille. Cette dernière avait grandi dans la joie et l’amour, aux côtés de son père et de sa mère. Elle faisait le bonheur de ses professeurs mais n’avait aucun ami.

            Elle avait le même rêve que toutes les filles de son âge : elle cherchait son Prince Charmant. Depuis toute petite elle entendait des histoires de fées et de princesses. Mais au lieu de les admirer elle jalousait ces êtres merveilleux.

            Un jour, l’enfant décida de trouver son preux chevalier. Elle avait appris qu’un bal avait lieu dans la ville, en l’honneur de l’anniversaire du prince. La fillette revêtit sa plus belle robe et enfila ses plus jolies chaussures. Elle se maquilla légèrement les yeux et coiffa ses longs cheveux blonds. Deux heures passèrent ; après quoi, elle se rendit au bal.

            Elle arriva devant un grand château. Elle s’approcha des immenses grilles de métal et salua élégamment le garde à l’entrée. Ce dernier parut surpris en la voyant ainsi et prit pitié pour cette pauvre rêveuse. Mais il la renvoya plus loin, forcé d’obéir aux ordres. Cependant la petite enfant voulait à tout prix entrer. Elle essaya alors de grimper sur la clôture, loin du gardien. Mais, arrivée en haut, elle tomba sur le trottoir.

            L’enfant ouvrit ses yeux. Elle était allongée sur son lit, au milieu de ses poupées. Son père était à côté d’elle, assis sur une chaise.

            « Tu n’es pas une princesse ma chérie… »

            Le lendemain, la petite fille ne perdit pas courage. Elle voulut préparer un poison ; pour cela elle prit tout ce qu’elle put trouver : De la nourriture périmée, des produits d’entretien, … Lorsque la mixture fut achevée, elle y trempa une pomme et l’engloutit tout entière. Une heure passée, la petite enfant était malade. Elle vomit à plusieurs reprises et resta couchée toute la soirée.

            Au matin, son père était à nouveau à son chevet, assis sur une chaise.

            « La vie n’est pas un conte de fées ma chérie… »

            Mais l’enfant était déterminée. Son prince charmant viendra l’éveiller d’un doux baiser. La petite fille rassembla un grand nombre de somnifères, et le soir, avant d’aller au lit, elle avala les comprimés avec un grand verre d’eau. Puis elle se coucha et ferma les yeux.

            Bien plus tard dans la nuit, une douce mélodie envahit la chambre. La petite enfant se leva et ouvrit la fenêtre. Le ciel avait revêtit un manteau noir sur lequel brillait un millier d’étoiles. La petite princesse fut alors emportée sur étalon blanc, entre les bras d’un mystérieux cavalier.

 

Moralité :

Alors que le bonheur est au bout de son nez

Il arrive parfois qu’il soit imperceptible.

Le prince est souvent plus proche qu’on ne le croyait

Et ne ressemble en rien à ce qu’il est dans sa bible.

Par Gomel - Publié dans : Récits courts
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Dimanche 19 août 2007
Les dix mots^^ : Cristal - Froissé - Vide - Manège - Coupure - Gel - Effluves - Légère - Dévoiler - Orée

Je n'ai pas réussi à créer un poème avec ces mots. Alors pour toi Dông Phong !
Par Gomel - Publié dans : Jeux
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Dimanche 19 août 2007

            Rory avait pris l’habitude d’aller le soir sur un toit pour observer Anah. Mais cette fois, elle resta plus longtemps, absorbée par ses pensées. Toujours elle avait sur ses joues quelques fines larmes d’argent. Ses yeux de coutume inexpressifs reflétaient haine et tristesse.

            La gardienne n’avait encore jamais vu de mère auprès d’Anah ; peut-être n’existait-elle pas.

            Il devait être minuit. Dans le salon il n’y avait personne. Rory décida d’aller fouiner un peu dans la chambre de la fille. Elle fit le tour de la maison et s’arrêta devant une fenêtre. Là, elle vit Anah, l’air désespérée. Elle ne pleurait pas mais ses yeux étaient mouillés. Son père entra dans la pièce et s’asseya aux côtés de l’enfant. Il posa sa main sur sa jambe puis sur sa joue, et l’embrassa. Il commença à retirer ses vêtements mais Anah le repoussa.

            « Ne me touche pas ! J’en ai marre ! Ne m’approche plus ! »

            L’homme se leva et l’attrapa par les cheveux. Il la jeta à terre et la frappa du pied.

            « Laisse-toi faire ! Sinon je n’aurai d’autres choix que de te forcer ! »

            Rory ne put rester là sans réagir. Elle se jeta par la fenêtre, brisant le verre qui lui griffa le visage. Elle roula au sol et atterri derrière le père. Celui-ci n’eut pas le temps de se défendre que la pointe du sabre meurtrier s’enfonça dans son dos.

            « Anah. C’est toi qui dois me dire si je l’achève. A moins que tu ne veuilles tuer ce salaud par toi-même…

            - Je… Je ne suis pas un assassin !

            - Très bien, alors je le laisse vivre.

            - Non ! »

            Surprenant ce qu’elle venait de dire, Anah masqua sa bouche de ses mains. Rory, souriante, poussa son sabre, transperçant ainsi le dos du père. Ce dernier tomba à genoux. La meurtrière retira lentement son arme rougie et l’homme s’effondra sur ses mains, crachant du sang. Anah fit un pas en arrière, les larmes aux yeux, la main aux lèvres.

            « Il est… mort ?

            - Ça te dégoûte ? Ce n’est pourtant pas la première fois que tu voies la mort il me semble. »

            La fille s’arrêta soudainement de trembler, regardant dans le vide, la bouche à demi ouverte. Des images se brusquèrent dans sa tête, s’entrechoquant. Un homme en noir. Une arme à feu. Une enfant enragée. La mort. Oui, ce n’était pas la première fois qu’elle voyait la mort. Elle l’avait rencontrée il y a plusieurs années de cela.

            « Qui es-tu ?

            - Aujourd’hui je suis l’ange de Satan. Il y a quelques années, je fus ta meurtrière.

            - C’est toi la fille dans mes cauchemars !

            - Hahaha ! Je t’ai traumatisée à ce point ?

            - Mais… Pourquoi l’as-tu tué ?

            - Il m’énervait, c’est tout. »

            Rory rangea son arme dans son fourreau et trempa son doigt dans le sang frais. La fille était apeurée. Est-ce que cet ange venait terminer ce qu’elle avait commencé ? Sinon pourquoi elle serait là. Anah ne bougeait pas, elle ne savait pas ce qu’elle devait faire. Fuir ou bien rester ? La peur l’immobilisait de toute façon. Ses doigts bougeaient à peine et sa voix tremblait un peu.

            « Tu sais, je ne t’en veux pas d’avoir voulu me tuer. J’aurais agi de la même manière si j’avais été à ta place.

            - Quoi ?! Regarde-toi ! Tu serais incapable de tuer qui que ce soit ! Tu n’as même pas pu te défendre face à ça ! »

            La gardienne montrait le père de son doigt et souriait, satisfaite. Anah regarda le sol, reconnaissant la vérité.

            « Mais… Tu ne m’as pas tuée non plus. C’était cet homme en noir qui l’a fait, avec son arme à feu.

            - Qu’est-ce que tu racontes ? C’est moi qui…

            - Tu n’y as jamais repensé ? Comment une fillette de cinq six ans aurait pu tuer quelqu’un de cette manière ? Et je l’ai vue son arme. Un silencieux. »

            Rory fut surprise de cette remarque. Elle n’avait pas tort. Et cette gamine ne saurait pas mentir, surtout pas à elle. Elle se mit à rire ouvertement, les mains sur les hanches.

            « Alors il avait tout prévu ! Il se servait déjà de moi à cette époque !

            - Il a gardé les enfants qui étaient en vie ?

            - Non. Ceux qu’il a laissés vivre ont été vendus. Et il a vendu les organes de ceux qui étaient morts.

            - Et tu restes sous ses ordres malgré cela ?

            - Je suis un assassin. Je me fous de ce qu’il fait. Mon travail est de tuer, je ne vaux pas mieux que lui. Et le sang ne me déplaît pas. J’aime ce métier.

            - Tu es pardonnée. »

            Anah souriait à la meurtrière. Cette dernière fit une grimace et tapa doucement la tête de la fille.

            « Idiote. On ne pardonne pas celui qui vous a tué.

            - Mais moi je veux te pardonner !

            - Toi t’as toujours pas grandie. Ecoute. Je ne serai pardonnée qu’à ma mort… Et c’est toi qui m’achèveras. Là tu auras ta vengeance. Ce sont les règles du milieu assassin. Maintenant je m’en vais, je dois retourner travailler. »

            Rory sauta de nouveau par la fenêtre déjà brisée pour atterrir dans le jardin. Mais Anah lui courut après et cria son nom.

            « Rory ! Et je fais quoi moi maintenant ?

            - Tu te démerdes.

            - Mais je suis toute seule ! Je ne pourrai jamais me débrouiller sans aide !

            - Bon, très bien. Tu n’as qu’à emménager chez mon protégé. Il fera avec.

            - Et mon petit frère ? Je ne peux pas l’abandonner !

            - Sois tu viens avec moi seule, sois tu continues d’aller de famille en famille avec ton frère.

            - D’accord ! Je te suis ! »

            Anah passa par la fenêtre, prenant soin de na pas se couper. Elle rejoint sa nouvelle protectrice d’un pas mal assuré, laissant derrière elle son passé.

Par Gomel - Publié dans : Rory
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