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Mercredi 8 août 2007

[Désolée pour le retard, j'étais partie en camping pendant une semaine. Mais maintenant je suis revenue avec de nouveaux articles !]

            Serens avait mis le réveil à six heures. La mélodie était douce et le réveilla avec délicatesse. Quand il ouvrit les yeux, il sursauta en voyant la gardienne. Elle n’avait pas bougé. Elle était toujours assise sur le bureau, les yeux ouverts.

            « Alors on se fait une petite frayeur ?

            - Je n’ai pas vraiment l’habitude de me réveiller avec un garde du corps en face des yeux.

- Il va falloir t’y faire…

- Une fois habillé j’irai travailler à la fac. Tu m’attendras ici.

- Tu rêves ! Je dois te protéger. Et ce n’est pas en restant ici que j’accomplirai mon devoir. »

L’étudiant prit un air consterné et s’en alla dans la salle de bains. Quelques minutes plus tard il en revint, prit son sac à dos et quitta la maison, son gardien à ses côtés. Après avoir marché quelques minutes, il s’arrêta. Un garçon apparut devant une des maisons en face et fit un signe de la main. Il approcha rapidement et les trois adolescents continuèrent leur chemin ensemble.

« Tu ne me présentes pas la demoiselle qui t’accompagne ?

- Pourquoi ? Elle n’est pas ici pour longtemps, alors ça n’a aucune importance…

- Parle pour toi ! Moi quand je vois une femme aussi belle je l’ignore pas ! Surtout si elle ne reste que quelques jours !

- D’accord… Elle s’appelle Rory. C’est mon garde du corps.

- Garde du corps ? Tu joues sur les mots !

- Tss…

- Rory… Ne voudrais-tu pas me protéger moi ? Lui ne le mérite pas. »

La protectrice, qui jusque là regardait dans le vide, tourna la tête vers le nouveau venu, l’ayant à peine entendu.

« Ce n’est pas de par ma volonté que je le protège. Je ne fais pas de bénévolat, alors démerde-toi !

- Tu es perfection, laisse-moi t’aimer ! »

Le garçon se jeta à genoux au-devant de la gardienne, lui prit la main et commença à la baiser. Mais le sabre satanique était déjà sur sa gorge.

« Il est formellement interdit de me toucher ! Si tu n’étais pas un ami précieux de mon protégé je te viderais de tes tripes !

- Gus, laisse-la, elle ne plaisante pas. »

Suivant le conseil, il s’éloigna de Rory. Mais au lieu de se relever il commença à formuler un poème.

« Sens-tu mon cœur qui bat ?

C’est pour toi qu’il fait cela.

Si un jour tu devais t’en aller

Pour toujours il s’arrêterait…

- Je t’attends à la fac Serens. Tu n’auras pas besoin de ma protection. Avec ça aux basques, personne ne t’approchera. »

D’un bond, Rory monta sur un toit avoisinant et partit dans la direction de l’université, laissant les deux garçons seuls.

« Gus, t’es con. »

Serens et son ami reprirent leur marche. Une fois arrivé à la fac, le jeune homme ne vit pas sa protectrice. Elle devait se cacher quelque part, l’observant de ses yeux tristes. L’heure obligeant, le garçon partit dans sa salle de cours.

« Je n’ai pas besoin de le surveiller ici… Il n’est pas en danger, il y a trop de monde… »

Rory s’éloigna de cet endroit empli de jeunes étudiants, croisant quelques fois des regards qui voulaient l’inviter à dîner mais toujours trop timides, ou effrayés peut-être, pour pouvoir lui adresser la parole. Elle grimpa sur un toit et s’en alla, de maison en maison, à la recherche d’un lieu calme.

Par Gomel - Publié dans : Rory
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Samedi 28 juillet 2007

Rory attendait patiemment dans l’ombre. Ses cheveux paille battaient au rythme du vent, dissimulant parfois son visage. Elle guettait sa proie, comme un chat sa souris. Son sabre la chatouillait un peu, désirant être dégainé.

Un homme élégamment vêtu sortit d’un immeuble, seul. L’assassin des ténèbres s’approcha doucement de l’imprudent et planta son arme dans son dos.

« Alors ? Tu dégustes ? Je massacre tous ceux qui veulent du mal au chouchou de mon maître. Je suis l’ange de Satan. Crève ! »

Rory retira son sabre, laissant l’homme tomber à genoux sur le sol, puis s’étaler ventre à terre. Elle se retourna, fit deux pas et s’arrêta. L'humain au sol tenta d’articuler des mots.

« Avez-vous… conscience… de qui… est réellement l’homme… que vous protégez…

- Bien sûr ! Sinon je croquerais cet insolent. Tais-toi maintenant ! N’oublis pas que tu es mort. Il te faut aller purger ta peine en Enfer. »

L’homme suffoqua quelques instants, puis rendit son dernier soupir. Hadès apparut, enveloppé de noir.

« Je viens prendre son âme. 

- Sans blague ! Je pensais que tu venais déposer ses cadeaux, Père Noël ! »

Hadès posa sa main sur le corps inerte et ferma le poing. Il tira du ventre du cadavre une sorte de mouchoir blanc sale, le mit dans sa poche et disparut.

 

Il était plus de minuit mais il ne dormait pas. Pourtant il lui faudrait se lever tôt au matin. Il s’apprêta à ramasser des feuilles de papier par terre mais une lame blanche le prit de cours et se posa avant lui sur le paquet.

« Qui êtes-vous ?

- Ton ange gardien crétin !

- Oui, c’est une évidence. »

Le garçon regarda attentivement celle qui avait pénétré dans sa chambre. C’était une femme, blonde, qui tenait entre ses mains un sabre. Elle le regardait avec des yeux froids. Il lui semblait avoir déjà vu cette guerrière. Mais il ne pouvait ne souvenir ni où, ni quand il aurait pu la croiser. Elle s’avança vers lui tout en rangeant son arme blanche.

« Si je n’avais pas à te protéger je te tuerais.

- Pourrais-je savoir en quel honneur vous venez m’offrir votre protection ?

- Non.

- D’accord… »

Le garçon alla s’asseoir à son bureau et prit une feuille. Il y écrivit un nom et quelques mots puis tendit la feuille vers la femme. 

« Serens. Etudiant. Vit seul. Je sais déjà qui tu es…

- Tu fais partie d’une organisation genre FBI ou quoi ? Ecoute, je ne te connais pas, tu rentres chez moi sans frapper en me disant que tu viens me protéger de je ne sais quoi et tu crois que je vais faire comme si de rien n’était ? Le mieux ce serait que tu retournes dans ton hospice et que tu m’oublies, ok ? »

 Tout en disant cela, le jeune garçon repoussait la guerrière vers la porte de la maison. Mais cette dernière sortit son sabre et fit tomber Serens au sol.

« Je ne peux pas te tuer mais je peux t’amputer d’un bras si tu veux ! Alors ne me touche plus jamais !

- Ok, ok ! Bon… Tu as un nom ? Ou je dois t’appeler cap’taine ?

- Appelle-moi Rory. »

L’étudiant se releva et Rory rengaina son arme. Il était curieux d’en connaître davantage sur elle, et il était maintenant persuadé de la connaître. Alors il décida de l’accepter, au moins pour voir jusqu’où cela le mènerait. De plus, elle possédait un sabre et savait le manier. Serens voulut engager la conversation et dit la première chose qui lui passa par l’esprit.

« D’où vient ton nom ? Je ne l’avais encore jamais entendu.

- Et alors ? Qu’est-ce que ça peut te faire ? Ecoute. Moi, la seule chose qui m’intéresse c’est accomplir les missions que me donne mon maître. Et il ne m’a jamais ordonné de faire copain-copain avec toi, alors oublie-moi. »

Rory s’assit sur le bureau de bois, les jambes croisées. Le garçon s’installa sur son lit, des tas de feuilles blanches sur le drap. Peu de temps après il s’endormit, toujours habillé.

Par Gomel - Publié dans : Rory
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Vendredi 20 juillet 2007
[ A partir de maintenant, entre mes poèmes, je vais aussi vous faire part de mon tout premier roman. Ce sera bien sûr un extrait et vous n'aurez donc pas la fin. Mais vous aurez des morceaux régulièrement. Voici donc le début ! Bonne lecture ! ]

[ Je n'ai pas trouvé de titre pour le moment, donc il sintitulera Rory. ]


Rory - Chapitre 1 : Introduction


            Une vingtaine d’enfants était alignée, serrés dans une pièce sombre. L’autre moitié avait péri durant le voyage, débarrassant ainsi l’équipage des plus faibles. Un homme, paraissant être le chef, entra et observa les enfants. Il se tenait droit, les bras derrière le dos. Il avait un costume noir aux boutons dorés et des cheveux d’ébène. Ses yeux verts scrutaient sans arrêt ce qui l’entourait. Il s’approcha du garçon à l’extrémité gauche, sortit un pistolet et tira, envoyant une balle de plomb dans le front du petit. Il défila ainsi devant les enfants, tuant ceux qu’il jugeait de mauvaise beauté.

            Il arriva devant une fillette de cinq ou six ans qui pleurait. Voyant l’assassin face à elle, elle se mit à hurler.

            « Non ! Non ! Je veux pas mourir ! Je suis qu’une enfant ! C’est pas l’heure ! Pas maintenant ! Par pitié ! Je vous en supplie ! Je ferai n’importe quoi mais par pitié ne me tuez pas ! Je vous en prie… »

            L’homme émit un petit rire et se gratta le menton. Il observa un instant la gamine qui pleurait encore un peu. Ses cheveux paille étaient sales, tout comme son visage terreux. Ses yeux mouillés avaient la couleur du bleu de la nuit. Elle était maigre, squelettique, mais elle avait un certain charme.

            « Bien. Je te laisse une chance de me prouver que tu veux vivre. »

            Il tendit son arme à la gamine et désigna la fillette à ses côtés d’un mouvement de la tête.

            « Prends sa vie pour garder la tienne. »

            L’enfant, tremblante, prit maladroitement le pistolet et regarda timidement sa voisine. Elle se tourna vers elle et appuya sur la gâchette. Aucun bruit ne se fit entendre et la fille était toujours debout. La gamine se remit à pleurer, ne désirant pas la mort. D’un geste désespéré, elle se jeta sur la petite.

            « Tu vas mourir ! Tu vas mourir ! Je veux que tu meures ! Meurs ! Meurs ! Meurs ! »

            Elle lui arrachait les cheveux, lui cassait les doigts, lui griffait le visage et le cou. Tout en agissant elle pleurait. Elle pleurait comme elle ne l’avait jamais fait. Les larmes avaient envahi son visage, aveuglant ses deux yeux. Elle hurlait. Elle hurlait comme si c’était elle qui souffrait.

            L’homme rangea son pistolet pour sortir un silencieux qu’il arma. La petite martyre put voir ses souffrances abrégées, s’effondrant au sol. L’enfant ne comprit pas ce qui venait de se passer. Elle regarda longuement le cadavre, puis l’homme.

            « Pourquoi… Pourquoi elle bouge plus ? Pourquoi elle est par terre ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

            - Bravo ! Tu as pris sa vie. Maintenant tu pourras continuer de vivre. »

            L’homme claqua des doigts et s’en alla. Les enfants qu’il restait se jetèrent les uns sur les autres, espérant ainsi vivre. Des hommes s’emparèrent des gosses ayant été choisis auparavant et de la gamine, qui n’osait plus bouger. 


[ La suite pour plus tard ! En attendant n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! ]

Par Gomel - Publié dans : Rory
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Samedi 14 juillet 2007
Les lèvres brûlées par le désir d'avouer
Elle cache dans la douleur son lourd secret. 
Dire adieu à l'être désormais perdu
Pour se retourner vers un inconnu. 

Un amour trop vite oublié, 
Né sous un premier regard, 
Perdu dans un premier baiser, 
Que l'un voudrait à jamais revoir. 

Même si elle ne veut briser un coeur
Aussi sincère dans ses paroles
Elle prononça dans son malheur
Ces quelques mots au vitriol.
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Jeudi 12 juillet 2007
Princesse de la rue qui ne peut aimer, 
Qui vend son amour aux délaissés ; 
Elle brise son coeur et son âme
Pour nourrir les convoitises d'un infâme. 

Princesse de la nuit aux songes éphémères, 
Tu observes la lune rêvant de chimères
Mais reviens sur terre réclamée du démon
Qui te caresse et étouffe tes poumons. 

Princesse du désir, baisers sur la main, 
Billets au corsage, parfum de bleu jasmin, 
Tu offres des sentiments aux plus pauvres
Et ton or aux plus riches lièvres. 

Princesse éplorée ton sang s'écoule
Sur le bitume devant la foule. 
Tu veux chaque jour au loin t'enfuir
Mais tu es liée au trottoir, ton navire.
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mercredi 27 juin 2007
Je m'en souviens de tout temps,
C'est là, encré dans ma mémoire.
Elle avait promis aucun abandon,
Pourtant elle a craché sur mon miroir.

Elle clamait différence et bonté,
Mais elle n'est que mouton et cruauté.

Durant deux mois elle a fait semblant,
Durant deux mois j'étais espoir.
Mais elle m'a poignardée brusquement,
Me plongeant dans le gris, dans le noir.

A présent je ne veux plus jamais croire,
A présent plus aucune parole je ne pourrais boire. 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mercredi 27 juin 2007
Sens-tu mon cœur qui bat ?
C'est pour toi qu'il fait cela.
Si un jour tu devais t'en aller,
Pour toujours il s'arrêterait.

Quand tu me regardes, doucement il rit.
Quand tu me fixes, timide il rougit.

La promesse d'un amour éternel
Le veut immortel,
Mais si de nouveau tu me blessais,
Doucement il périrait.
 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mercredi 27 juin 2007
Comme chaque fois ce soir je pleurs
Les plaintes tues par mon oreiller
Les larmes séchées par mes poupées
Car abondamment saigne mon cœur

C'est toujours au fond de son lit
Que les cristallines sont versées
Main sur la bouche les yeux fermés
c'est doucement que l'on périt

Mais ces larmes emplies de douleur
Sont aussi celles qui nous caressent
Lorsque l'on nous blesse
Elles sont toujours là pour se blottir près de notre cœur. 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mercredi 27 juin 2007
Les doigts rongés elle effaçait sa culpabilité. Ou sa peine peut-être... Elle ne le savait pas... C'était plus fort qu'elle... Se meurtrir la peau quand le coeur est lourd... Une compensation ? Peut-être, qui sait...
La petite fille qui voulait savoir autrefois... Elle s'est tue maintenant... Elle n'aurait pas dû demander... Elle n'aurait pas dû se souvenir... Mais le mal est fait... Sa peau torturée... Sur son pouce une profonde plaie rouge voulait cicatriser... Mais elle la réouvrait toujours... 
Par Gomel - Publié dans : Récits courts
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