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Mercredi 27 juin 2007
Pour eux tu es juste la fille parfaite
Mais tu passes tes soirées à faire la fête,
Dans la journée tu te caches et fumes un peu
En espérant oublier les jours où il pleut.

Tu leur souries et fais mine de les aimer
Alors qu'au fond tu sais que tu les hais
Parce qu'ils ne voient pas que tu pleurs ;
Ta vie est juste un leurre.

Tu voudrais être sincère avec eux
Mais les jours passent tu te dégrades peu à peu.
Tu regrettes ce vieux temps naïf,
Mais il avance, le cri plaintif.

Tu veux leur dire, crier ta haine
Tu veux leur avouer, hurler ta peine,
Mais tu te sens partir, tu t'en vas
Sans leur dire la vérité, ce que tu as. 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mercredi 27 juin 2007
Une image ou un reflet
Qui rappelle un triste passé,
Il suffit d'une voix d'une odeur
Pour qu'à nouveau saigne le cœur.

Chacun en son âme un poignard
Frappé d'un poison assassin,
Un sang identique mais rare,
Une douleur qui parfois survient.

Une peine enterrée en soi,
Qui cachée souffre en silence
Derrière une fausse joie
Pesée avant jugement sur la balance.

Tous différents tous semblables
On porte en nous les mêmes séquelles.
Aucun parmi nous n'est enviable,
Patience bientôt nous pousseront des ailes.
 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mercredi 27 juin 2007
Ses yeux blancs n'avaient jamais vu le soleil. La réalité, elle se l'était créée elle-même, dans sa tête. Sur un fond noir elle posait des images qui reflétaient ce que ses mains touchaient. Ses doigts en étudiaient les formes, les perspectives. Elle rajoutait ensuite des couleurs à son goût, créant un objet à ses yeux parfait. On pouvait la considérer artiste, elle qui dessinait à ses envies ce qu'elle croisait.

[...]

Une larme glissa sur sa joue, laissant une légère trace argentée sur son passage. Ses lèvres frémissaient un peu et ses mains tremblaient. Elle ne voulait pas rentrer chez elle. Alors qu'elle marchait, son souffle se faisait de plus en plus précipité. Elle s'arrêta, appuyée contre un mur, et vomit. Elle se vidait de toutes ses forces. Elle se laissa tomber à terre, le dos au rempart. Les pleurs qui en avaient la force se jetèrent dans le vide, abandonnant l'enfant. Elle était seule, assise au bord d'une ruelle, pâle, triste, apeurée.
Elle resta ainsi pendant toute une heure. Puis une femme vint à sa rencontre. Elle devait avoir une trentaine d'années. Sa voix était claire, un peu enrouée par la cigarette.
« Bonjour petite fille ! Tu es seule ? Où sont tes parents ? »
Anha ne voulait pas regarder dans la direction de la nouvelle venue, de crainte qu'elle ne remarque sa cécité.
« Mon papa je sais pas où il est. Et ma maman est à la maison. Je suis partie parce que je ne voulais pas la revoir.
- Tu vas attraper froid si tu restes là. Et puis tu as l'air malade. Viens avec moi, je vais te donner à manger, tu dois avoir faim. »
L'enfant ne savait pas comment elle devait réagir. Après tout, cette femme était une inconnue. Mais la gamine frissonnait - elle n'avait pas de manteau sur elle - et son ventre se plaignait. Finalement elle se leva et regarda dans la direction d'où provenait la voix.
« Ma pauvre petite... Tu es aveugle ? Attends, je vais t'aider. »
La femme prit le bras d'Anha et se mit à marcher doucement. La petite sentait son regard sur son visage, sur ses yeux. Alors elle les ferma et entra dans son monde.

[...]

Anha s'approcha de son paquet et le prit entre ses mains, délimitant les arêtes de ses doigts. Elle défit le nœud et déchira délicatement le papier cadeau.
« Joyeux noël ma fille !
- Merci maman. C'est... »
L'enfant retournait l'objet entre ses mains afin de déterminer ce que c'était. Une boîte en bois. Elle trouva le petit morceau de métal qui en permettait l'ouverture. Une douce musique s'échappa dans la pièce. Anha toucha l'intérieur. Une figurine, une danseuse, tournait, les bras se joignant au-dessus de sa tête.
« Elle porte une robe rouge. Rouge comme ses lèvres, comme l'amour.
- Anha... Sa robe est bleue et ses lèvres sont roses.
- Pas pour mes yeux.
- Tes yeux ne voient pas la réalité ! Ne sois pas naïve ! La réalité n'est pas comme tu l'imagines ! »
La jeune fille referma la boîte, coupant brusquement la mélodie, tandis que sa mère s'en allait dans la cuisine. Anha laissa couler une larme et força les autres à rester en elle. Les pleurs de tristesse, elle les imaginait d'argent, ceux de joie en or. Elle savait qu'en réalité elles n'avaient pas de couleur mais elle voulait vivre dans son monde, celui de sa mère était trop cruel. 
Par Gomel - Publié dans : Récits courts
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Mardi 26 juin 2007
Tout le monde connaît le petit chaperon
Mais moi je vais vous conter sa vraie versioin.

Une petite enfant toute de rouge vêtue
Se promenait panier à la main
En une forêt dans le lointain perdue.

Elle voulait aller voir son aînée reclue
Pour lui porter un peu de pain
Mais il y avait un loup qu'elle n'avait pas vu.

Ainsi chemin faisant,
Elle observait fleurs et papillons.
Mais elle ne vit pas la pauvre enfant
Le danger caché dans les buissons.

La bête sauta sur l'innocente
Et toute entière il la dévore.
Une fois dans la panse aveuglante,
Le petit chaperon trouva son confort.

Et alors que le loup fit une indigestion,
L'enfant refusa de quitter sa maison. 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mardi 26 juin 2007
Maintenant je le sais je l'avoue
Je ne suis qu'un lambeau de chair et c'est tout.
Je ne représente rien ni personne,
C'est à peine si ma voix résonne.

Peut-être que je compte pour quelques-uns
Mais je ne veux rien savoir
Puisque je ne peux le concevoir,
Moi qui ne suis parmi d'autres qu'un.

Il est dit chacun est unique
Mais lorsque je vois ces copies conformes
Je me dis que l'être n'est pas relique
Mais juste un clone de la norme.



// Petite dédicace à Coco puisqu'il me semble que c'est ton préféré. 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mardi 26 juin 2007
Ce poème c'est pour toi que je le fais
Parce que tu es présent tu me soutiens
Tu me l'as demandé je te le donnerai
Après tout tu es le plus précieux de mes biens.

Tu fus mon bras mon épaule
Tu fus mes rires mes larmes
Tu es mon auréole
Tu es mon âme.

Je termine ces quelques vers écrits pour toi
Refermant mon livre de rimes ouvert pour toi
Tous ces mots jetés dans tes bras
Juste pour dire que je tiens à toi.
 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mardi 26 juin 2007
Il était une blanche colombe dans les airs,
Et un vil crapaud près des mers.
Tout semblait les séparer
Mais l'un fit en sorte de se rapprocher.

Alors que l'oiseau pour s'abreuver se posa,
Le crapaud doucement s'approcha.

« Votre plumage est d'une beauté si rare !
Laissez-moi approcher pour le voir. »

Par ces douces paroles elle fut séduite,
Ce qui entraîna sa perte bien vite.

L'immonde de sang tacheta la belle
Et repartit sans dire miel.
La colombe venait de perdre son cœur
Et d'un cri soupira je meurs.

« Ce qui faisait de moi pur oiseau,
Fut d'un geste brisé par ce crapaud.
Maintenant souillée je suis
Tant que je ne mets pas fin à ma vie. »

A présent blessée qu'elle était,
Comme le dauphin elle se jeta contre un rocher. 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mardi 26 juin 2007
Sur la balançoire une ombre absente. Autrefois, elle venait jouer là tous les samedis. Mais depuis qu'elle n'est plus là, le jardin reste vide, juste empli de bouquets de roses qui avaient poussés depuis son départ. Elle avait dans ses cheveux blonds quelques fines tresses dorées. Elle souriait toujours, se balançant d'avant en arrière. Moi, je l'observaisde la fenêtre de ma chambre. Cela me réchauffait le coeur. Mon si vieux coeur.
J'aurais dû mourir avant elle, moi, sa grand-mère. Elle n'avait qu'une dizaine d'années. A l'heure où elle venait, mes lèvres ridées esquissaient un sourire. Lui, son grand-père, était heureux quand elle était là. Depuis qu'elle a perdu la vie, il reste enferméderrière des barreaux d'argent. Peut-être qu'elle aurait pu continuer à sourire... s'il ne l'avait pas violée... 
Par Gomel - Publié dans : Récits courts
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Mardi 26 juin 2007
Une blessure assassine frappée par l'innocente victime. Innocente ? Non. Elle s'est elle-même meurtrie par une lame froide, vengeant sur sa peau quelques larmes perdues.
Avant de se voir vidée de son sang, elle avait gravé sur son poignet des lettres et des chiffres à ses yeux symboliques. Au poignet sur la veine mortelle car c'est eux qui sont lame véritable.
Son ombre déjà vacillait et ses yeux toujours humides se fermaient. Sa peau lentement devenait marbre et son sang doucement se répandait.
A genoux, les mains à terre, elle versait ses éternelles larmes un peu rougies, la peur au ventre, la rage au coeur...
 
Par Gomel - Publié dans : Récits courts
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