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Mardi 26 juin 2007
Brûlures du passé, souvenirs empoisonnés,
De l'encre versée sur une feuille de papier.
Des mots qui reviennent de loin pour rouvrir
Une cicatrice qui depuis longtemps voudrait périr.

Mais un doigt sur les lèvres tait la douleur
Et goûte un instant au plus pur des bonheurs.
Pourtant bien vite le poison se répand
Et laisse rapidement couler le sang.

Car Léthé dans son dos cache un poignard
Et cherche chaque jour à toucher les ignares.
Car s'abreuver à la source des pécheurs
Conduit au plus grand des malheurs.
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mardi 26 juin 2007
Ayant gouté au fruit interdit
La petite Eve trop naïve s'endormit.
Seul le baiser d'un prince charmant
Pourrait briser ce sort malheureux.

Mais l'enfant était cachée
Dans un jardin merveilleux,
Là où nul prince n'aurait pu la trouver,
Qu'il soit beau brave ou vertueux.

Un jour cependant l'homme tant espéré
Vint auprès de la belle princesse
Et laissa sur ses lèvres un doux baiser
Priant pour qu'elle fasse messe.

La blanche demoiselle s'éveilla,
Mais à la vue de son sauveur se recoucha.
Le prince ne prônait pas grande beauté
Et son cœur était noir et déchiré.

Il fallut célébrer pourtant l'hymen
Du nouveau roi et de sa reine. 

Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mardi 26 juin 2007

Ce sentiment de renouveau
Frappé d'une flèche en plein cœur
Par l'enfant né de ces mots
De tendresse et de bonheur.

Printemps ou hiver il est le même,
Chaque jour et chaque nuit je t'aime.

Une fleur ouvre ses pétales
Et ose regarder le ciel,
Priant pour qu'aucun mal
Ne blesse son amour éternel.

A jamais elle veut, l'enfant d'Eve,
Vivre ce si beau ce si doux rêve.

 

Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mardi 26 juin 2007
Quelques marques apposées sur ta peau
Juste pour ne pas oublier ton mal-être.
Quelques cicatrices faites par ta mère ou ton père
Et parmi elles un tatouage et des mots.

On te dit rebelle car ton corps est marqué
Mais ils ne savent pas comme tu voudrais l'échanger.
Changer avec une autre ta pauvre vie
Que tu vends volontiers et dénies.

Parfois tu contemples ce noir dessin
Et tu craques tu pleurs tout ce que tu as.
Ce passé ce dédain jamais tu ne l'oublieras,
Il est marqué au fer tu le voies bien. 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mardi 26 juin 2007
Il était une blanche colombe dans les airs,
Et un vil crapaud près des mers.
Tout semblait les séparer
Mais l'un fit en sorte de se rapprocher.

Alors que l'oiseau pour s'abreuver se posa,
Le crapaud doucement s'approcha.

« Votre plumage est d'une beauté si rare !
Laissez-moi approcher pour le voir. »

Par ces douces paroles elle fut séduite,
Ce qui entraîna sa perte bien vite.

L'immonde de sang tacheta la belle
Et repartit sans dire miel.
La colombe venait de perdre son cœur
Et d'un cri soupira je meurs.

« Ce qui faisait de moi pur oiseau,
Fut d'un geste brisé par ce crapaud.
Maintenant souillée je suis
Tant que je ne mets pas fin à ma vie. »

A présent blessée qu'elle était,
Comme le dauphin elle se jeta contre un rocher. 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mardi 26 juin 2007
Ce poème c'est pour toi que je le fais
Parce que tu es présent tu me soutiens
Tu me l'as demandé je te le donnerai
Après tout tu es le plus précieux de mes biens.

Tu fus mon bras mon épaule
Tu fus mes rires mes larmes
Tu es mon auréole
Tu es mon âme.

Je termine ces quelques vers écrits pour toi
Refermant mon livre de rimes ouvert pour toi
Tous ces mots jetés dans tes bras
Juste pour dire que je tiens à toi.
 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mardi 26 juin 2007
Maintenant je le sais je l'avoue
Je ne suis qu'un lambeau de chair et c'est tout.
Je ne représente rien ni personne,
C'est à peine si ma voix résonne.

Peut-être que je compte pour quelques-uns
Mais je ne veux rien savoir
Puisque je ne peux le concevoir,
Moi qui ne suis parmi d'autres qu'un.

Il est dit chacun est unique
Mais lorsque je vois ces copies conformes
Je me dis que l'être n'est pas relique
Mais juste un clone de la norme.



// Petite dédicace à Coco puisqu'il me semble que c'est ton préféré. 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mardi 26 juin 2007
Tout le monde connaît le petit chaperon
Mais moi je vais vous conter sa vraie versioin.

Une petite enfant toute de rouge vêtue
Se promenait panier à la main
En une forêt dans le lointain perdue.

Elle voulait aller voir son aînée reclue
Pour lui porter un peu de pain
Mais il y avait un loup qu'elle n'avait pas vu.

Ainsi chemin faisant,
Elle observait fleurs et papillons.
Mais elle ne vit pas la pauvre enfant
Le danger caché dans les buissons.

La bête sauta sur l'innocente
Et toute entière il la dévore.
Une fois dans la panse aveuglante,
Le petit chaperon trouva son confort.

Et alors que le loup fit une indigestion,
L'enfant refusa de quitter sa maison. 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mercredi 27 juin 2007
Une image ou un reflet
Qui rappelle un triste passé,
Il suffit d'une voix d'une odeur
Pour qu'à nouveau saigne le cœur.

Chacun en son âme un poignard
Frappé d'un poison assassin,
Un sang identique mais rare,
Une douleur qui parfois survient.

Une peine enterrée en soi,
Qui cachée souffre en silence
Derrière une fausse joie
Pesée avant jugement sur la balance.

Tous différents tous semblables
On porte en nous les mêmes séquelles.
Aucun parmi nous n'est enviable,
Patience bientôt nous pousseront des ailes.
 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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Mercredi 27 juin 2007
Pour eux tu es juste la fille parfaite
Mais tu passes tes soirées à faire la fête,
Dans la journée tu te caches et fumes un peu
En espérant oublier les jours où il pleut.

Tu leur souries et fais mine de les aimer
Alors qu'au fond tu sais que tu les hais
Parce qu'ils ne voient pas que tu pleurs ;
Ta vie est juste un leurre.

Tu voudrais être sincère avec eux
Mais les jours passent tu te dégrades peu à peu.
Tu regrettes ce vieux temps naïf,
Mais il avance, le cri plaintif.

Tu veux leur dire, crier ta haine
Tu veux leur avouer, hurler ta peine,
Mais tu te sens partir, tu t'en vas
Sans leur dire la vérité, ce que tu as. 
Par Gomel - Publié dans : Poésie
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